"MARIE
BESNARD, L'EMPOISONNEUSE"
Mini
série 2 x 96minutes
1/2 : La rumeur (25 Sept
2006 sur
)
2/2 : La justice (2 Oct. 2006
sur
)
Production
: RAMONA Productions, Olga Vincent et Jean-Pierre
Alessandri
Co production : la RTBF et To Do Today
Productions
Diffusion France : TF1
Réalisateur : Christian Faure
Scénariste : Daniel Riche et
Olga Vincent
Ingénieur du son : Jean-Pierre
Fenie
Montage : Aurique Delanoy
Directeur de la photographie : Willy
Stassen
Chef décorateur : Sébastian
Birchler
Musique : Charles Court et Carolin
Petit
Tournage
Entre février et avril 2006, notamment à
CRECY LA CHAPELLE et à la SORBONNE
Avec
: Muriel Robin , Mélanie Bernier, Pascal
Reneric, Grégory Fitoussi, Annie Grégorio,
Olivier Saladin, Jean-Noël Brouté
Résumé
: L’affaire «Marie Besnard »,
le «procès du siècle» a-t-on
dit. On pourrait ajouter, le plus
incroyable roman que Balzac n’ait jamais écrit.
Ou comment suite à des rumeurs, dans une petite
ville de l’après-guerre, une notable fut
accusée d’avoir empoisonné son mari
et 11 autres personnes. Coupable ou innocente, elle
n’avoua jamais... et reste une grande énigme...
Retrouvez
la fiche programme (casting complet, interviews Muriel
et Christian Faure, photos) sur le site de 
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L'AFFAIRE
MARIE BESNARD
Le
téléfilm est une transposition à
l'écran de ce qu'il est convenu d'appeler "L'affaire
Marie Besnard"
Marie
Besnard (15 août 1896-14 février
1980), surnommée la « Bonne Dame de Loudun
», fut soupçonnée d'être une
tueuse en série et reste au centre d'une des
énigmes judiciaires française du XXe siècle.
La rumeur publique jouera un grand rôle dans les
accusations portées contre elle.
C'est
le 21 juillet 1949 que Marie Besnard, de son nom de
jeune fille Marie Joséphine Philippine Davaillaud,
est inculpée de meurtre : 12 personnes empoisonnées,
dont son propre mari.
L'histoire
commence le 25 octobre 1947, lorsque Léon Besnard,
bourgeois de Loudun qui tient commerce de corde meurt.
Il a agonisé pendant plusieurs jours suite à
une soi-disante crise de foie. Mais très vite
la rumeur publique accuse Marie d'avoir "mis quelque
chose dans la soupe de son mari". De l'arsenic.
En
effet, quelques jours après l'enterrement, une
amie et locataire du couple Besnard, Madame Pintou,
confie à un proche qu'il lui aurait dit avant
de mourir "que Marie lui a servi de la soupe dans
une assiette où se trouvait déjà
un liquide...". La
gendarmerie est informée de cette révélation.
Le
11 mai 1949, le corps de Léon est exhumé.
Des prélèvements sont faits et l'on découvre
19,45 mg d'arsenic dans ses viscères. On ne trouve
en revanche aucune trace d'arsenic dans le caveau et
le bois du cercueil.
Madame
Pintou est cambriolée. A l'occasion de l'enquête
qui s'ensuit, les langues se délient. Il y aurait
beaucoup de morts suspectes dans l'entourage de Marie
Besnard... En 1927, Auguste Antigny, son premier mari,
meurt à l'âge de 33 ans (lui aussi exhumé,
on trouvera 60 mg d'arsenic) ; une grand-tante, un ami,
une amie, son propre père, la grand-mère
maternelle de son mari, son beau-père, sa belle-mère,
sa belle-sœur, la cousine de son mari, la sœur
de la cousine et sa propre mère.
Marie
Besnard est incarcérée en juillet 1949.
En
1952, son premier procès donne lieu à
des querelles sans fin entre experts en toxicologie.
Deux ans plus tard, on fait appel à Frédéric
Joliot-Curie pour déterminer les doses d'arsenic.
Mais le grand savant meurt avant la fin de son expertise.
La question de l'arsenic reste en suspend.
Des experts, sûrs d'eux, reconnaissent des viscères
empoisonnés présentés dans des
bocaux. Leur diagnostic s'avère bien souvent
erroné et on ne trouve pas d'arsenic dans le
bocal qu'ils ont identifié comme empoisonné...
Marie
Besnard ne cesse de proclamer son innocence, mais les
rumeurs l'accablent. Elle passe quatre ans, sept mois
et vingt-sept jours en prison.
Il faut qu'elle attende un troisième procès
pour que la présence d'arsenic dans les corps
des défunts soit expliquée par des eaux
de ruissellement saturées d'engrais chimiques.
A
partir de cette révélation, il n'y a plus
aucune preuve contre Marie Besnard. Elle est
définitivement acquittée en 1961. Elle
mourra en 1980, à Loudun, en léguant son
corps à la science !
(Sources
: Voir rubrique "Plus d'infos sur le web")
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LES
CRITIQUES
Le
film dresse le portrait d'une femme mystérieuse
et dépeint parfaitement une époque douloureuse,
la France de l'après-guerre, encore pleine de
rancoeurs et une justice défaillante. Littéralement
habitée par son personnage, Muriel Robin est
Marie Besnard, tour à tour fragile et
forte, troublante et touchante, portée par de
solides et impeccables seconds rôles. ***
(Télé 7 Jours)
Marie
Besnard : un personnage énigmatique et inquiétant
au plus haut point. Et on ne peut que saluer
la performance bluffante de Muriel Robin, totalement
à contre-emploi. La comédienne qui clamait
ses envies de septième art vient de frapper un
grand coup. Respect. (Julien Thomas pour Imedias.biz)
Muriel
Robin est exceptionnelle dans ce rôle ambigu.
Malgré quelques longueurs, l'intrigue est captivante.
** (Télé 2 Semaines)
La
réalisation, moderne et l'interprétation,
exceptionnelle, de Muriel Robin et de ses partenaires,
donnent une grande force à ce téléfilm
au ton tragi-comique. La peinture d'une époque
est aussi très réussie.Dans le rôle
de ce personnage ambigu, Muriel Robin est étonnante
de justesse.*** (TV Hebdo)
Muriel
Robin est exceptionnelle dans ce rôle
ambigu. ** (Télé Loisirs)
Muriel
Robin interprète avec force ce personnage énigmatique
et passionnant. Malgré des longueurs, l'intrigue
reste captivante. ** (TV Grandes chaînes
)
Une
peinture acide de la France d'après guerre, où
Marie Besnard (Muriel Robin très convaincante)
apparait attachante en victime des pires calomnies.
*** (Télé Cable Sat Hebdo)
Héroïne
d'une histoire finement ciselée, Muriel Robin
a su insuffler à cette figure des annales du
crime, une complexité et une densité qui
lui confère la beauté du mystère
*** (Télé Star/Télé
Poche)
Etonnante
Muriel Robin en Marie Besnard : visage fermé,
boue boudeuse, oeil aussi sombre que cette affaire qui
défraya la chronique dans les années 50.
Captivant comme un feuilleton.*** (Télé
Z)
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LA
REVUE DE PRESSE