JavaScript Menu, DHTML Menu Powered By Milonic

 

 

"Mon engagement, ce n'est pas pour m'amuser"

Télé Star - 27 mars 2006

Jean-Remy GAUDIN-BRIDET

Pour la seizième année consécutive, Muriel Robin est la maîtresse de cérémonie des Enfoirés. Pour Télé Star, elle revient sur les préparatifs de ce concert.

TELE STAR : Cette année encore, on vous retrouve en chef d'orchestre des Enfoirés...
MURIEL ROBIN : Oui. Comme chaque année, la question ne se pose pas. C'est pour moi insupportable que des gens ne puissent toujours pas manger à leur faim dans notre pays. Et puis, artistiquement, ça reste quand même un grand moment de plaisir...

Comment travaillez-vous sur cet événement ?
Cette année, mon emploi du temps ne m'a pas permis de m'investir autant que d'habitude. Tout commence en fait début octobre. Avec JeanJacques Goldman, Veronique Colucci et Anne Marcassus nous réfléchissons au thème, aux chansons, aux duos et aux nouvelles têtes...

Justement, comment les nouveaux venus sont- ils choisis ?
La règle est simple : ce sont des artistes qui n'ont pas besoin des Enfoirés pour exister médiatiquement. Cette année, parmi les nouvelles recrues, on a Raphaël, Nolwenn Leroy et Amel Bent. En tout nous serons 42 sur scène.

Les Enfoirés, ça demande beaucoup de répétitions ?
C'est une énorme machinerie qui emploie près de 300 techniciens. Donc, forcément, tout est très cadré. D'abord, nous allons dans un studio à Montrouge pour répéter nos passages pendant trois ou quatre jours. Ensuite, les quarante-huit heures précédant l'enregistrement du concert, qui a eu lieu cette année à Lyon, on se retrouve et on fait unfilage dans les conditions réelles, avec les décors et et les costumes.

Vous avez l'image d'une femme très engagée. Pas peur que ça vous colle à la peau ?
Je ne fais pas ça pour l'image ou pour m'amuser. Quand je m'investis avec Marine Jacquemin pour l'ouverture d'un hôpital à Kaboul, je mets vraiment tout œuvre pour que le projet aboutisse. Aujourd'hui, je suis fière que cet hôpital soit ouvert et emploie 152 personnes. En parallèle, je m'engage dans différentes associations de protection desi grands singes. Un sujet qui me touche profondément